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La mode masculine des années 1920 : un style intemporel

Victor — 11/06/2026 01:25 — 8 min de lecture

La mode masculine des années 1920 : un style intemporel

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  • Costumes années 20 : Silhouette droite et structurée, marquant une rupture avec l’excès pour une élégance sobre et distinguée.
  • Veste en tweed : Matière incontournable pour les loisirs, valorisée pour sa résistance et son style naturel.
  • Pantalons taille haute : Coupe ample et allongée, inspirée des « Oxford Bags », apportant élégance et confort.
  • Chapeaux fedora : Accessoire central du style rétro, incarnant l’identité sociale et traversant les classes.
  • Chaussures oxford : Dominantes en ville, elles s’associent aux richelieus bicolores pour un look à la fois classique et audacieux.

On ne présente plus cette silhouette droite, rigide et pourtant tellement élégante, qui a imposé l’homme des années folles comme une figure incontournable du style masculin. Alors que l’intérieur bourgeois s’offrait volontiers aux ornements, aux velours et aux draperies, l’homme moderne, lui, tournait le dos à l’excès pour embrasser une allure sobre, maîtrisée. Près de huit hommes sur dix privilégiaient alors un vestiaire structuré, répondant à une nouvelle exigence sociale : paraître sans ostentation, mais avec distinction. Ce paradoxe entre douceur domestique et rigueur vestimentaire résume bien l’esprit d’une décennie où la liberté dansait sous le couvert de la retenue. Et c’est précisément cette tension, entre classicisme et modernité, qui continue d’inspirer l’élégance d’aujourd’hui.

Les piliers du vestiaire masculin des années folles

Le costume des années 1920 ne naît pas de rien : il s’inscrit dans une transition décisive après la Première Guerre mondiale. Exit la silhouette édouardienne, figée par les corsets et les redingotes. Place à un homme en mouvement, dont les vêtements épousent désormais une fonctionnalité nouvelle. Les coupes gagnent en souplesse, les épaules s’affinent, la taille se libère légèrement. Ce n’est plus l’habit qui façonne le corps, mais le vêtement qui suit l’homme dans ses déplacements. Les textiles jouent un rôle central dans cette mutation : tweed, flanelle et laine peignée deviennent les alliés de tous les gentlemen. Résistants, respirants, chaleureux sans être lourds, ces tissus s’imposent aussi bien en ville qu’en campagne.

Les motifs, eux aussi, trahissent une identité en plein essor. Le chevron, les rayures tennis ou encore le herringbone ne sont pas de simples fantaisies : ils racontent un goût pour l’ordre, une recherche de structure dans le détail. Ces éléments visuels ancrent le costume dans une esthétique à la fois stricte et subtile. Pour dénicher des pièces authentiques qui respectent ces codes historiques, on peut se tourner vers des boutiques spécialisées comme pluto-chic.com. Leur sélection met en lumière des modèles fidèles aux archives, sans tomber dans la caricature du costume d’époque.

Type de costume Tissus typiques Coupe de la veste Occasion d’usage
Business Laine peignée, flanelle grise ou anthracite Simple boutonnage, épaules naturelles, taille marquée Bureau, réunion, ville
Loisirs Tweed, cheviot, coton mélangé Double boutonnage, coupe plus ample Balades dominicales, pique-niques, golf
Soirée Soie, laine fine, satin sur les revers Revers en cravate, veste croisée ou droite Dîners habillés, opéra, réceptions

L’évolution de la silhouette et des textiles

Le passage des années 1910 aux années 1920 marque une rupture sensible dans la façon de porter le costume. La rigidité des silhouettes précédentes cède peu à peu à une certaine fluidité. Les vêtements, bien qu’encore très structurés, gagnent en confort. Les couturiers s’attachent à créer des pièces plus légères, mieux ajustées au mouvement du corps. Cette évolution va de pair avec l’essor des tissus techniques : la laine peignée, plus fine et plus régulière que la laine cardée, permet des drapés plus nets et une meilleure tenue dans le temps. Quant au tweed, il devient le tissu incontournable des loisirs, notamment grâce à sa résistance aux intempéries et à son allure naturelle, presque rustique.

Les pièces maîtresses d’un look rétro réussi

Un costume des années 1920 ne se résume pas à une veste et un pantalon : il s’articule autour de plusieurs éléments clés, chacun portant sa propre charge esthétique et sociale. Le pantalon, par exemple, impose immédiatement sa présence. À taille haute et aux jambes larges, il couvre partiellement la chaussure, créant une ligne verticale sobre et allongée. Cette coupe, parfois qualifiée de “Oxford Bags”, doit son nom aux étudiants d’Oxford qui, pour échapper au règlement vestimentaire, portaient des pantalons excessivement amples. Adoptée ensuite par la mode citadine, elle devient un symbole de décontraction élégante.

Le gilet, quant à lui, est bien plus qu’un simple accessoire : c’est un pilier du costume trois-pièces. Il complète la silhouette, réchauffe le buste, et surtout, apporte une touche d’harmonie entre la chemise et la veste. Porté ouvert, il laisse entrevoir la montre à gousset ou l’épingle de cravate. Les coupes varient : droite pour un style classique, croisée pour une allure plus affirmée. Une règle discrète mais observée par les connaisseurs ? Ne jamais boutonner le dernier bouton du gilet – histoire de garder un peu de souplesse dans le mouvement.

  • Le chapeau Fedora ou Borsalino, en feutre souple, souvent orné d’un ruban discret
  • La montre à gousset, suspendue au gilet, symbole d’un rapport mesuré au temps
  • L’épingle de cravate, parfois sertie d’une pierre fine, marque un goût pour le détail précieux
  • Le mouchoir de poche en soie, plié avec soin, apporte une touche de couleur sans excès

Chaussures et couvre-chefs : l’art de la finition

On le sait peu, mais les chaussures des années 1920 racontent autant que les costumes. Elles trahissent le statut, l’activité, voire l’humeur du porteur. Les souliers Oxford dominent en milieu urbain : sobres, bien cirés, à lacets recouverts. Mais c’est la montée en puissance des richelieus bicolores, ou “spectator shoes”, qui marque une véritable révolution. Noir et blanc, parfois marron et crème, ces chaussures audacieuses s’imposent d’abord dans les milieux sportifs, notamment au golf ou au tennis. Leur allure un brin provocante en fait bientôt un must-have des dandys des années folles.

Parallèlement, le chapeau n’a jamais autant incarné une identité sociale. Le canotier, en paille tressée, devient l’emblème des sorties estivales, des croisières et des matchs de tennis. Il flirte avec la décontraction, mais sans jamais tomber dans la négligence. À l’opposé, la casquette plate en tweed ou en velours reste l’apanage des milieux populaires ou des sportifs amateurs. Elle symbolise un lien avec le terrain, une certaine rudesse du quotidien. Entre ces deux pôles, le Fedora règne en maître : il traverse les classes, les saisons, les usages.

Cette époque voit aussi l’émergence d’une mode sportive qui influence profondément la garde-robe citadine. Les pulls en maille torsadée, d’abord portés sur les terrains de golf, passent progressivement aux rues de Londres ou de New York. Les vestes de sport, légères et souvent doublées de soie, s’invitent dans les gardes-robe des hommes pressés. L’élégance n’est plus seulement statique : elle doit aussi tenir compte du mouvement, de la vitesse, de la vie moderne.

Questions les plus posées

Comment entretenir une veste en tweed d’époque sans l’abîmer ?

Le tweed ancien demande un soin particulier : privilégiez le brossage régulier avec une brosse en soie naturelle, pour éliminer la poussière sans agresser la fibre. Aérez-la souvent, à l’abri du soleil direct, et évitez le pressing à sec trop fréquent, qui pourrait détériorer le tissage original.

Le costume trois-pièces est-il adapté pour un homme de petite taille ?

Oui, à condition de bien choisir les proportions : un gilet court, qui ne descend pas au-dessous de la ligne de la ceinture, allonge la silhouette. Une veste bien cintrée et des pantalons à revers discrets renforcent cet effet d’élégance verticale.

Quelles chaussures porter si les richelieus bicolores sont trop marqués ?

Optez pour des bottines en cuir marron uni ou des Oxfords en veau velours : sobres, élégantes, elles conservent l’esprit rétro sans imposer une présence trop théâtrale, idéales pour un usage quotidien en ville.

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